Les intervenants

No Mad Class est porté par deux artistes référents, Simona Morini et Tithouan Féron.
Selon le type de projet d’autres artistes peuvent être invités à intervenir selon les thématiques demandées.

Simona Morini

Simona Morini

Née à Modena (Italie) en 1963, après des expériences théâtrales de création en milieu scolaire et extrascolaire, elle intègre en 1980, en tant qu’artiste pluridisciplinaire, la compagnie Teatro Imprevisto, avec laquelle elle joue en Italie et Espagne entre 1980 et 1983. Parallèlement, elle participe à divers workshops avec acteurs, danseurs et musiciens d’origines et de formations diverses (théâtre, performances de rue, théâtre-danse, ensembles de musique traditionnelle).

En 1983, à Pontedera, elle participe à la création du spectacle Aleph – Impressioni da un inferno, dirigé par l’acteur et metteur en scène polonais Ryszard Cieslak avec qui, jusqu’en 1989, elle voyagera tout en intervenant artistiquement de façon ponctuelle en Italie, France et Allemagne; ces périodes de travail et de partage, riches en confrontations et échanges, confirmeront une direction, une éthique et un sens à donner à son engagement artistique.

Entre 1983 et 1986, au sein de la compagnie Teatro Arcoiris, elle parcourt l’Italie, ainsi que des villes européens lieux d’immigration italienne, avec le projet Un volto che ci somiglia, qui condense en un spectacle un travail de recherche anthropologique et ethnomusicologique basé notamment sur les écrits d’Ernesto De Martino, Diego Carpitella, Rocco Scotellaro et Carlo Levi.

En 1986, avec Alessandro Mengali, elle crée la Compagnie Yaaled, Ricerca e Pratica Teatrale, à Rome, avec l’objectif de mettre à l’épreuve les recherches théoriques à travers la pratique théâtrale et musicale. Parmi d’autres, le projet Trittico, sur les traces de trois poètes plus un, à partir des œuvres de Yannis Ritsos, Edward Stachura, Albino Pierro et Francesco Paolo Memmo, sera joué en Italie, Allemagne et Pologne entre 1987 et 1990.

Entre 1989 et 1994, elle participe à divers évènements artistiques en Italie, Pologne et Russie, ainsi que à Mythological Journey en Turquie (1998).

Elle part en France en 1990 et travaille avec la Compagnie de la Yole (75 et 60), Le Théâtre des Fêtes (43), La Troisième Rive (27), In Khora (51), le Théâtre Aurige (94), Minim’Arch (10 et joue dans des ensembles de chant et musique traditionnelle tels Donni di l’Esiliu, chant corse, Bazzarrioti, chants et danses d’Italie, et Scudo, fanfare non conventionnelle.

Les études d’anthropologie, de musique, de formation d’acteur et de mise en scène qu’elle suit dans des écoles et conservatoires en Italie et en France s’enrichissent de rencontres faites lors de voyages et de projets artistiques développés en situations rurales et urbaines, notamment en Italie, Espagne, Pologne, France et Russie. Ces expériences font émerger l’exigence du contact pratique entre création artistique et résistance/existence au quotidien. De là naît un engagement lié à la transmission qui s’exprime sous diverses formes : rencontres ponctuelles de formation, pratique régulière en milieux divers (scolaire, centres d’accueil éducatifs, centres hospitaliers ou de soin, centres socioculturels, bibliothèques…), ou encore véritables laboratoires de recherche où se développent les créations, projets mélangeant amateurs et professionnels.

Assurant la documentation photographique de certains projets, elle interroge de plus en plus son rapport au regard dans un va et vient incessant entre les réalités rencontrées et leur lien avec l’évènement artistique.

 En 1998, elle participe à la création de la Compagnie Errance, en Seine et Marne (77), dont elle assume la responsabilité artistique. En plus des créations (concerts, spectacles, événements divers), les projets pédagogiques y sont développés en relation au travail des artistes, dans un va-et-vient incessant entre pratique professionnelle et amateur, qui s’enrichit de l’apport de chaque participant. Elle y crée plusieurs spectacles de théâtre, musique et danse en collaboration avec une équipe soudée d’artistes et chercheurs. Cette même équipe développe plusieurs projets basés sur le lien entre arts et santé, dans des structures hospitalières, médico-sociales et médico éducatives, associations de soin à domicile et socio-culturelles, résidences pour personnes âgées.

Depuis 2006, elle fait partie de l’équipe de recherche Euridice 1600-2000, dirigée par Joël Heuillon, qui travaille à la restitution des œuvres vocales du premier baroque, en soulignant les passerelles existantes entre styles et traditions diverses, dont la musique et le chant d’expressions populaires traditionnelles. La spécificité de l’équipe est de mettre en synergie le travail de réflexion des chercheurs et le passage à la pratique par les musiciens, chanteurs, acteurs et danseurs.

Après une Maîtrise en musicologie, elle poursuit inlassablement sa recherche en questionnant le travail de création et le chemin de l’interprète.

Tithouan Féron

Tithouan Féron

Né près de Rouen en Normandie, il commence le piano à 12 ans avec Olivier Drouot durant plusieurs années, puis avec Philippe Carment et pour finir avec Alain Nascimento (ex-pianiste de Manu Dibango), ce qui l’amène à jouer très tôt dans les bars et restaurants, et dans un groupe de jazz formé à l’époque. 

À 17 ans, il apprend en autodidacte la guitare basse et monte un groupe de rock, jouant des reprises et ses premières compositions.

Il évolue de la basse à la contrebasse et entre au conservatoire de Nancy et s’initie aux langages musicaux. 

En parallèle, il découvre et étudie les musiques traditionnelles des Balkans puis diversifie encore sa palette sonore en explorant d’autres instruments (percussions, clarinette etc.).

Par la suite, il tourne dans divers groupes et troupes sur la scène nationale mais aussi internationale, entre autre les « Rouzmarins », troupe de musique, chant et danse d’Ukraine, « la Roulette Rustre », groupe de chanson française, « Gaêtany », trio de musique slaves et bulgares, « Taïga », hommage à Vladimir Vissotsky, « Kenjo », trio de chanson franco-hispanophone, « Etensèl », groupe jouant dans les bals folk, « Qsim », duo jouant pour les bals folk, et d’autres nombreux projets.

Sa rencontre avec Simona Morini le propulse dans de nouveaux projets artistiques et des interventions dans différents univers à la croisée des arts, et il intègre ainsi plusieurs projets de la Compagnie Errance.

Parallèlement à son activité de musicien, Tithouan pratique divers artisanats d’art. Il est actif dans la sauvegarde et la transmission du savoir-faire de la maroquinerie, et relie via ses différentes pratiques, art et artisanat.